http://journees-archeologie.inrap.fr/Les-journees-nationales-de-l-Archeologie-2013/p-12945-Accueil.htm
Et une programmation spéciale tout le week-end sur Arte....
Un projet sur lequel réfléchir en Polynésie...
Guillaume
L’association loi 1901 « Te ‘Ihipapa nō Ta’ato’a » (L’archéologie pour tous), basée en Polynésie française, a pour objectif principal de faire connaître l’archéologie et le patrimoine archéologique du fenua auprès du grand public...
En quittant la baie de Matavai le lundi 26 juin 1769, le capitaine Cook invente une future tradition, celle du tour de l’île de Tahiti – en 6 jours. Ce qu’il voit, ce qu’aperçoit Joseph Banks et ce qu’ils comprennent tous les deux est heureusement consigné dans leurs journaux, tout comme le sera le récit de Gayangos en 1772 (un tour en 5 jours) ou celui du capitaine Wilson en 1797 (un tour en 10 jours)… Que pouvons-nous lire entre leurs lignes, deux siècles et demi plus tard ? Nous suivrons ce jeudi 23 février l’itinéraire de James Cook en pinasse et à pied sur la carte détaillée de l’île de Tahiti publiée en février 1799, "The island of Otaheite according to the survey taken by Cap. Cook 1769 corrected by his later Astronomical Observations".
Ua Huka, une île dans l’Histoire.
Histoire pré- et post-européenne d’une société marquisienne.
Soutenance de thèse : Vendredi 2 décembre 2011 à 14h, Amphithéâtre E de l’Université de la Polynésie française, Tahiti.
Section 20 : Anthropologie biologique, Ethnologie et Préhistoire
Spécialité : Préhistoire océanienne
Membres du jury :
- P.V. Kirch, Professeur, Université de Californie Berkeley (Rapporteur)
- P. Ottino, Archéologue, Institut de Recherche pour le Développement (Rapporteur)
- B. Saura, Professeur, Université de la Polynésie française (Examinateur)
- E. Conte, Professeur, Université de la Polynésie française (Directeur de thèse)
Résumé de la thèse : Les enjeux actuels de la recherche archéologique en Polynésie française sont à la fois multiples et complexes. Pour y répondre, il est nécessaire de développer une approche globale et multifocale, tout en réduisant les champs d’étude à certains cas particuliers pour lesquels une telle démarche s’avère réalisable. C’est dans une telle perspective que la petite île de Ua Huka, dans le groupe nord de l’archipel des Marquises, devint à partir des années 1990 l’objet d’un vaste programme de recherches archéologiques. Notre étude constitue aujourd’hui un premier aboutissement en se proposant de suivre la trajectoire historique de cette société depuis les premiers peuplements humains, aux environs de 800-900 apr. J.C., jusqu’à l’installation des Occidentaux au cours du XIXe siècle.
Une trajectoire doit être inscrite dans le temps, aussi est-il nécessaire de reconstruire la séquence chrono-culturelle locale. L’environnement marquisien offre deux types d’espaces archéologiques, les sites dunaires et intérieurs, dont la profondeur temporelle varie. L’analyse stratigraphique et la datation des enregistrements mis au jour sur ces sites permettent de reconstituer une séquence cumulée couvrant près d’un millénaire. Des marqueurs de natures diverses sont identifiés et divisent la trajectoire en plusieurs segments que nous sommes à même de caractériser d’un point de vue culturel tout en reformulant les modèles déjà établis par Suggs et Sinoto.
Dans un second temps, l’histoire de l’île est interprétée au travers de grands thèmes d’investigation. A partir d’exemples de vallées bien documentées par les inventaires de surface, nous abordons l’organisation et la dynamique de l’habitat en montrant comment se forment les noyaux villageois. C’est aussi l’occasion de comprendre le fonctionnement des systèmes horticoles, lui-même intégré à une synthèse sur les modes de subsistance. La reconnaissance des vestiges de sites communautaires et cérémoniels nous autorise une réflexion quant au phénomène de différenciation qui s’opère de manière unique dans la sphère politico-religieuse marquisienne. Elle est aussi complétée par une étude novatrice de plusieurs dépôts funéraires secondaires qui caractérisent la gestion rituelle des défunts au cours de la dernière période pré-européenne. Enfin, le recours à une méthode archéodémographique fournit pour la première fois une estimation générale de la population ancienne, dont on suit par ailleurs l’évolution après le contact avec les Occidentaux.
Les résultats acquis au cours de notre étude forment donc un cadre d’interprétation pour des travaux en cours ainsi que d’autres qui seront conduits à l’avenir, notamment sur les relations entre les hommes et leur environnement naturel.
Mots clés : Préhistoire, Archéologie, Ethnohistoire, Polynésie, Marquises, Ua Huka, Peuplement insulaire, Séquence chronoculturelle, Organisation de l’habitat, Subsistance, Chefferie, Complexe socioreligieux, Système funéraire, Archéodémographie.
Guillaume Molle
CIRAP (Centre International de Recherche Archéologique sur la Polynésie)
Université de Polynésie française
Email : guillaume.molle@upf.pf
▪ UMR7041 – ArScAn (Archéologies et Sciences de l’Antiquité)
Equipe Ethnologie Préhistorique
Maison René Ginouvès,
21, allée de l’Université, F-92023 Nanterre Cedex, France
▪ EA4241 EAST
Sociétés Traditionnelles du Pacifique : fondements culturels, histoire et représentations
Université de Polynésie française
BP.6570-98702 Faaa, Tahiti, Polynésie française
Exposition Maori : http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/maori.html
Le musée du quai Branly accueille l’exposition Māori, leurs trésors ont une âme qui présente la culture māori, à travers 250 oeuvres issues des collections du Musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa. Cette exposition inédite, présentée pour la première fois hors de Nouvelle-Zélande, se veut le témoignage d’une culture forte et toujours vivante, affirmation de la volonté d’un peuple de maîtriser sa culture et son devenir, en mettant l’accent sur plusieurs expressions de la notion de tino rangatiratanga, le contrôle ou l’autodétermination des Māori sur toute chose māori.
L’exposition rassemble des oeuvres très diverses (sculptures, parures, objets du quotidien, objets sacrés ou rituels, éléments d’architecture, photographies, oeuvres audiovisuelles…) et éclaire les liens existants entre les taonga, trésors ancestraux māori, et les productions artistiques contemporaines, pour une meilleure compréhension des grands concepts et enjeux de la culture māori au 21e siècle et des questions et débats essentiels liés à ce peuple aujourd’hui.
Cette exposition propose de découvrir la culture māori vue par les Māori, hors des perspectives et des modèles occidentaux. Ainsi, au coeur de l’exposition, les oeuvres présentées font dialoguer les histoires politique, rituelle ou esthétique qui ont façonné la culture māori.